CDN avec anti-DDoS
Cloudflare, Akamai, OVHcloud. La protection est intégrée et active dès le premier paquet illégitime.
Définition, types (volumétrique, protocolaire, applicative), exemples célèbres (Mirai, GitHub 1,35 Tbps), statistiques 2024 et 5 réflexes de protection. Tout sur le déni de service distribué — l'attaque qui paralyse les services en ligne par saturation.
Benoît Labalette
SCOPIC · Twist
Une attaque DDoS (Distributed Denial of Service, ou déni de service distribué) consiste à saturer un service exposé sur Internet — site web, API, application mobile, infrastructure réseau — par un volume de trafic illégitime massif provenant de sources multiples (souvent un botnet de machines compromises), rendant le service inaccessible aux utilisateurs légitimes.
Le DDoS est l'une des menaces cyber les plus anciennes et les plus accessibles. Service à la location sur le dark web (DDoS-as-a-Service) à partir de 10 € l'heure, il sert à la fois de levier de pression économique (e-commerce paralysé en pleine campagne), de diversion (saturation pendant qu'une autre attaque se déroule), de levier idéologique (hacktivisme militant) ou de levier géopolitique. Pour la dimension organisationnelle complète, voir crise cyber.
Les attaques modernes combinent les 3 familles simultanément, en multi-vecteurs, avec des phases de variation pour contourner les défenses adaptatives. Une bonne protection doit gérer les 3 couches.
Botnet de 600 000 caméras IP compromises. Saturation de Dyn, paralysant Twitter, Netflix, GitHub, Spotify pendant plusieurs heures.
Premier record historique au-delà du Tbps. Amplification via memcached. Mitigation par Akamai en moins de 10 minutes.
Record actuel. 13 000 appareils du botnet Mirai-variant. Ciblait un fournisseur de services internet asiatique. Bloqué automatiquement.
Vague d'attaques Killnet et NoName057(16) sur sites gouvernementaux français, ministères, sites de soutien à l'Ukraine.
Cloudflare, Akamai, OVHcloud. La protection est intégrée et active dès le premier paquet illégitime.
Hébergeur dimensionné pour absorber des pics 10× le trafic normal. Particulièrement critique pour les sites e-commerce et publics.
Auto-scaling cloud, équilibrage de charge multi-régions, séparation services critiques / non-critiques.
Web Application Firewall pour les attaques applicatives qui passent les protections réseau classiques.
Procédure documentée de bascule en mode dégradé, page d'attente, communication aux utilisateurs en cas de service indisponible.
Twist intervient sur la dimension organisationnelle et communicationnelle du DDoS — la dimension technique étant traitée par les équipes RSSI/DSI et les fournisseurs anti-DDoS.
Une attaque DDoS (Distributed Denial of Service) sature un service exposé sur Internet par un trafic illégitime massif provenant de sources multiples (botnet), rendant le service inaccessible. Cibles : sites web, API, services bancaires en ligne, services publics numériques.
Trois grandes familles. Volumétrique : saturation de la bande passante. Protocolaire : exploitation des protocoles réseau (SYN flood). Applicative : ciblage des couches applicatives (HTTP flood) — moins de volume mais plus difficile à filtrer.
Cinq leviers : CDN avec protection anti-DDoS native (Cloudflare, Akamai, OVHcloud), surcapacité de bande passante, architecture résiliente avec auto-scaling, filtrage applicatif (WAF), plan de continuité avec procédure de bascule et communication aux utilisateurs.
Mirai (2016) — 600 000 caméras IP, paralyse Twitter/Netflix/GitHub. GitHub (2018) — 1,35 Tbps, premier record. Cloudflare (2024) — 5,6 Tbps, record actuel. Vagues d'attaques Killnet et NoName057(16) sur sites institutionnels français depuis 2022.
Pour la victime : coût d'indisponibilité (perte de CA, perte de service, perte de confiance) + coût de la mitigation d'urgence. Pour les attaquants : dérisoire — DDoS-as-a-Service à 10 € l'heure sur le dark web pour plusieurs Gbps. Asymétrie majeure.
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