6 cibles principales du serious game de gestion de crise. Du COMEX d'ETI au conseil municipal, en passant par les sites Seveso et les CHU. Bénéfices et adaptations par profil.
6 cibles principales du serious game de gestion de crise
Structurer la démarche gestion de crise
Public idéal : PME (50-250 salariés) et ETI (250-2000 salariés) qui veulent professionnaliser leur dispositif de crise sans investissement lourd. Le serious game crée la culture commune et fait émerger les automatismes à coût raisonnable.
- Bénéfice principal : acculturation rapide d'un comité de direction qui n'a pas vécu de crise majeure.
- Profils joueurs : dirigeant, DAF, DRH, responsable IT, responsable commercial senior.
- Format adapté : demi-journée (4-5h), 8 à 15 participants, scénarios calibrés sur le secteur (industrie, services, commerce).
- Voir notre FAQ cellule de crise TPE/PME.
Entraîner le COMEX et les cellules de crise
Public : groupes avec COMEX structuré et cellules de crise déjà existantes (mais peu testées). Le serious game permet d'entraîner ces cellules dans des conditions plus immersives qu'un tabletop classique, et de faire vivre l'expérience au COMEX qui n'est jamais dans la cellule opérationnelle.
- Bénéfice principal : créer le pont entre stratégique (COMEX) et opérationnel (cellule de crise).
- Profils joueurs : directeurs des branches, DRH, communication, juridique, IT, opérations.
- Format adapté : journée complète ou plusieurs sessions par strate (COMEX, cellule centrale, cellules locales).
- Souvent intégré dans un parcours plus large incluant aussi des exercices tabletops opérationnels.
Culture du risque et préparation PCS
Public : communes (de 1 000 à 100 000 habitants), EPCI, départements, régions. Le serious game est particulièrement pertinent pour les collectivités car les élus changent régulièrement, et la culture du risque doit être transférée à chaque mandat.
- Bénéfice principal : acculturation des élus nouvellement élus, préparation à l'exercice PCS obligatoire (tous les 5 ans).
- Profils joueurs : maire, adjoints, directeur général des services, agents communaux clés, sapeurs-pompiers et police municipale.
- Format adapté : demi-journée, 10 à 20 participants, scénarios calibrés sur les risques locaux (inondation, industriel, technologique).
- Voir nos FAQ PCS commune et qui décide d'évacuer une commune.
Plan Blanc, Plan Bleu et culture sanitaire
Public : CHU, hôpitaux, cliniques, EHPAD, résidences autonomie. Le serious game complète les exercices Plan Blanc et Plan Bleu obligatoires en travaillant la dimension organisationnelle et humaine au-delà de la stricte procédure.
- Bénéfice principal : faire travailler ensemble des profils habituellement cloisonnés (médecins, soignants, administration, communication).
- Profils joueurs : directeur, président CME, chef de pôle, cadre de santé, responsable communication, responsable sécurité.
- Format adapté : demi-journée à journée, scénarios sanitaires (afflux massif, épidémie, cyber-attaque hôpital, canicule).
- Voir notre FAQ Plan Blanc vs Plan Bleu.
POI, PPI et culture du risque opérateur
Public : exploitants ICPE Seveso seuil bas et seuil haut, équipes en charge du POI, articulation avec le PPI préfectoral. Le serious game prépare les équipes au-delà du strict cadre procédural et améliore la coordination avec les autorités.
- Bénéfice principal : entraîner la cellule POI à coordonner avec préfecture, SDIS, SAMU dans des conditions d'incertitude.
- Profils joueurs : directeur de site, responsable QSE, responsable maintenance, responsable production, RH, communication.
- Format adapté : demi-journée à journée, scénarios sectoriels (incendie, fuite chimique, explosion, perte d'utilité).
- Voir nos FAQ PPI Seveso et rédaction POI.
Cellules de crise zonales et nationales
Public : préfectures, services centraux des ministères, opérateurs de service public, écoles de formation des cadres dirigeants. Le serious game complète les exercices ORSEC en travaillant la dimension interministérielle et la coordination multi-acteurs.
- Bénéfice principal : entraîner la coordination horizontale (interministérielle) et verticale (préfecture-zone-national).
- Profils joueurs : hauts fonctionnaires, sous-préfets, directeurs de cabinet, chefs de service, conseillers techniques.
- Format adapté : journée complète, scénarios multi-acteurs avec autorités, médias, opérateurs critiques.
- Voir notre FAQ le dispositif ORSEC.
À retenir : ces 6 cibles ne sont pas exclusives. Une même organisation peut utiliser le serious game à plusieurs niveaux (COMEX, cellule de crise centrale, sites locaux) avec des scénarios adaptés à chaque strate.
3 publics pour lesquels le serious game est moins pertinent
- Les très petites structures (moins de 10 personnes) : l'effort logistique et le coût ne sont pas justifiés. Préférer une sensibilisation classique courte.
- Les organisations en crise réelle aiguë : ce n'est pas le moment d'introduire un nouveau dispositif. Attendre la sortie de crise et le RETEX pour intégrer le serious game.
- Les équipes très techniques avec besoin de formation procédurale stricte : pour former à un protocole opératoire précis, une formation classique est plus efficace. Le serious game vient en complément, pas en substitution.
L'adaptation Twist par profil
Le serious game Twist est calibré selon 4 dimensions pour chaque mission :
- Le secteur : industrie, santé, public, services, commerce.
- La taille : TPE, PME, ETI, grand groupe, collectivité.
- Le profil joueur dominant : COMEX vs cellule de crise vs métiers vs élus.
- Les risques prioritaires : cyber, sinistre physique, social, réputationnel, climatique.
Cette adaptation se fait en phase de cadrage (30 minutes initialement, puis 1 à 2 réunions de préparation) avant la session. Voir notre page de référence serious game, nos parcours entreprise et parcours territoire, et notre méthode globale de gestion de crise.
Questions connexes
Le serious game fonctionne-t-il pour une équipe internationale ?
Oui, avec adaptation. Twist anime en français et en anglais. Pour des équipes multilingues, le format se déroule généralement en anglais avec une attention particulière au vocabulaire technique (qui varie selon les pays). Les références culturelles des scénarios sont également adaptées (cadre réglementaire, autorités, médias locaux).
Peut-on mélanger des profils très différents ?
Oui, et c'est même bénéfique pour la culture commune. Mélanger COMEX et opérationnels, dirigeants et métiers, internes et externes crée des échanges précieux qui ne se reproduisent pas en routine. Limite : ne pas mélanger des profils hiérarchiques trop éloignés qui inhiberaient la prise de parole des plus juniors. La modulation se fait en sous-groupes équilibrés.
Combien de personnes au maximum par session ?
Optimum : 12 à 18 participants. Au-delà de 25, la qualité du debriefing se dégrade (chaque voix ne peut plus être entendue). Pour des groupes plus grands, organiser plusieurs sessions parallèles ou successives, ou prévoir des sous-groupes avec debriefing en plénière. Twist gère des sessions jusqu'à 40 participants avec 2-3 animateurs.
Pour aller plus loin
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