Développer une culture du risque sur les territoires

Bâtir une culture du risque partagée à l’heure du changement climatique : il y a urgence ! 

Les collectivités territoriales font face aujourd’hui à une multiplication des crises, dont la fréquence et l’intensité sont directement amplifiées par le changement climatique : inondations plus soudaines, sécheresses prolongées, tempêtes plus violentes, feux de forêt. Entre gestion des risques et planification à long terme, les élu·es et services publics se trouvent confrontés à des crises simultanées ou rapprochées, brouillant les frontières entre urgence et stratégie. 

Développer une culture partagée du risque devient donc indispensable pour :

    • anticiper les crises plutôt que les subir,

    • mobiliser les habitant·es dans la durée sur ces enjeux,

    • renforcer la résilience des territoires par l’action collective.


Comment organiser l’entraide avant les crises ?

La solidarité entre acteur·rices — institutions, associations, services publics et habitant·es — apparaît comme un pilier central de la gestion de crise et de la résilience. Si les élans citoyens sont souvent spontanés et immédiats, leur efficacité repose sur une coordination préalable et une organisation structurée.

Pour que l’entraide devienne durable, plusieurs conditions sont essentielles :

    • identifier, voire cartographier les savoir-faire et ressources des habitant·es,

    • mettre en place des cadres de coopération en amont, entre les parties-prenantes de la gestion de crise et celles identifiées comme ressources,

    • créer des espaces de dialogue dédiés, supports d’action collective en temps de crise. 

Une participation citoyenne préparée permet ainsi de transformer la spontanéité en action collective efficace et d’inscrire la solidarité comme force structurante d’un territoire résilient.


Culture du risque et cadre légal : que dit la loi sur le rôle des habitant·es ?

Si le rôle des citoyen·nes dans la gestion des risques est reconnu par la loi, il reste en pratique assez flou. Les collectivités ont avant tout l’obligation d’informer les habitant·es, de les sensibiliser aux bons comportements et de conserver la mémoire des événements passés, notamment à travers des outils comme le DICRIM (Document d’Information sur les Risques Majeurs) ou les repères de crues.

En complément, la loi de 2004 sur la sécurité civile désigne les habitant·es comme 
« acteur·rices de la sécurité civile », sans préciser pour autant comment coordonner leur action avec celle des pouvoirs publics. Pour matérialiser ce rôle, les communes peuvent, si elles le souhaitent, créer des Réserves Communales de Sécurité Civile :

    • elles restent néanmoins peu utilisées,

    • quand elles le sont, les volontaires restent difficiles à mobiliser sans une dynamique locale autour de ces sujets,

    • leur efficacité nécessite de penser véritablement leur articulation et complémentarités avec les autres acteurs de la gestion des risques et des crises. 

Face aux effets du changement climatique, la question n’est plus seulement de protéger, mais de s’adapter collectivement, en donnant une place claire aux habitant·es dans la culture du risque.

Vous souhaitez associer habitant·es et citoyen·nes à la gestion de crise ? 

Diffuser la culture du risque sur votre territoire ?  Mieux informer et préparer la population ? 

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Pour aller plus loin

Twist met à disposition le fruit de ses réflexions et recherches sur la culture du risque, des ressources documentaires et propose aussi des événements.

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